Je fais cet écrit pour tout ceux qui m'ont demandé de les tenir informés. Il m'a appelée.
Il a lu. Hier soir. Je lui ai demandé "tu m'en veux ?", il a répondu que non. Nous avons un peu discuté mais je n'étais pas seule à la maison donc j'ai fait des "euhhh... " et des "mouais" et des "enfin tu vois quoi !", je n'ai pas pu lui parler comme j'aurais voulu. Dans ma tête, 20 000 questions se bousculaient mais je n'ai pas pu lui poser.
Il m'a dit que si ça me faisait du bien je devais continuer à écrire. Il dit que rien dans ce qu'il a lu ne l'a surpris.
Au final, il m'a expliqué que son comportement était selon lui le meilleur face à la situation du moment : on ne pouvait de toute façon pas continuer. Donc il pense avoir bien agi, pour que tout soit clair.
Visiblement, j'ai été utile pour lui à un moment donné, lorsqu'il avait besoin de parler. Maigre soulagement pour moi, mais soulagement quand même.
Je lui ai dit plusieurs fois que ça n'avait pas été facile pour moi. Que je me sentais soulagée qu'il m'ai lue et qu'il en m'en veuille pas.
Je suis vraiment déçue de ne pas avoir pu parler avec lui comme j'aurais voulu mais je suis contente qu'il ait pris le temps de m'appeler.
Maintenant, je suis à moitié soulagée et à moitié frustrée. J'ai quelques questions en suspend, j'ai peur de les oublier, j'ai peur de ne jamais avoir de réponse.
Selon lui, après m'avoir lue, il n'y a pas de réponse à apporter. Il m'a dit "tout est là". Je ne suis pas d'accord, j'ai besoin de mes réponses.
Il a été surpris que je ne parle pas plus de mon mari dans mes écrits. Je ne ressens pas le besoin de parler de choses qui ne me perturbent pas.
Que va devenir mon journal ? Je pense le mettre en privé maintenant, je vais voir... Ca va me manquer de ne plus avoir de réactions spontannées.
En tout cas, je remercie ceux qui m'ont conseillé de lui donner l'adresse du journal. J'ai un sacré poids en moins.