15 grammes

Où vont les canards quand il fait trop froid ?

Samedi 12 Janvier 2008 à 11h39

Réveil en douceur. Petite promenade. Petit écrit. Quelques pensées. Une journée tranquille qui commence.

Hier soir j'étais chez une amie, elle m'a reproché d'être "ailleurs". Elle me parlait et je lui répondais à peine. Je l'écoutais, mais j'avais d'autres choses en tête en même temps. Alors, elle m'a un peu fait la tête. J'avais envie de lui répondre que ses pleurnicheries commencent vraiment à m'ennuyer, que j'en ai marre de l'entendre se plaindre pour des détails. Mais, comme d'habitude, je n'ai rien dit. Je l'ai laissée pleurer sans même la prendre dans mes bras.

Pourquoi ai-je fait ça ? Simplement parce ses larmes n'avaient aucun sens. Je veux bien, à la limite, l'écouter me dire des choses que je trouve illogiques, mais pas la consoler d'avoir une mère égoïste ou d'aimer un homme qui n'est pas le sien.

Je suis un peu dans le même cas après tout. Je devrais la soutenir. Et pourtant, hier, j'ai décidé qu'il était grand temps que je m'occupe de ma santé morale avant tout. Et hier, ce n'était pas le bon jour pour être l'amie qui console.

Je ne me sens pas égoïste pour autant. Qui me prend dans ses bras quand je vais mal ? Qui m'écoute lui parler de mes démons ? Personne ne prend la peine de me demander comment je vais. Alors j'ai décidé que mon oreille était tout ce que j'aurais à lui offrir hier soir.

Aujourd'hui je vais certainement rester seule toute la journée. J'espère ne pas trop penser à ces choses que j'essaye de me sortir absolument de la tête (et du coeur) en ce moment. Depuis quelques temps, je fais de mon mieux pour que Luigi ne soit pas autant dans mes pensées qu'avant. Il faut que j'y arrive, je ferai tout pour y arriver ! Pour l'instant, ça va mieux. C'est la déception qui me fait aller mieux. Si je n'avais pas appris certains détails dernièrement, je l'idolatrerais toujours ...