Un ami qui m’a beaucoup aidée il y a quelques années quand j’habitais seule et que j’étais mal vient de m’envoyer une e-carte de vœux. Déjà, j’étais étonnée de recevoir un e-mail de sa part, et quand j’ai lu son petit mot, j’ai été vraiment touchée.
Il me souhaite « des tas de petits bonheurs pour te rendre la vie plus légère ». Qui d’autre aurait pu me souhaiter mieux que ça ? Je vais lui répondre en pesant chacun de mes mots pour lui montrer que son attention m’a fait plaisir.
Luigi est de retour à son bureau aujourd’hui, j’essaye un peu de converser avec lui par e-mail mais il n’est pas très bavard. Il me réponds, certes, mais le minimum. Je ne vais pas insister, je m’imagine qu’il ne veut pas retomber dans la spirale des échanges d’e-mails avec moi, qu’il m’évite, …
Il y a pourtant quelques sujets que j’aimerais aborder avec lui mais je ne sais pas comment m’y prendre. J’aimerais par exemple savoir si il lit encore mon journal. Je ne pense pas mais je voudrais avoir la confirmation, car je n’ai pas vraiment envie de mettre mon journal en privé, d’arrêter d’écrire ici ou d’arrêter d’écrire sur lui quand j’en ai envie. Je ne suis pas gênée si il me lit encore, mais je n’ai pas envie d’écrire en pensant que peut-être il lira. C’est un peu brouillon, je ne sais pas comment m’expliquer.
Autre sujet de conversation que j’aimerais aborder avec lui : mon changement ! Parce que je suis assez fière de moi et des progrès que j’ai pu faire récemment. J’ai été très mal pendant des mois et maintenant je vais de mieux en mieux. Même si je sais d’avance que j’aurai toujours des sentiments pour lui, j’ai maintenant dépassé le stade de l’obsession. J’y repense encore, souvent, ça me manque encore, mais je sais comment faire pour passer à autre chose, enfin. Et surtout, je n’espère plus. J’aimerais en parler avec lui.
J’aurai peut-être un jour l’occasion de lui parler enfin, de visu. Ce jour là, ma vie deviendra plus légère !
Je suis en train de manger un bonbon acidulé et je fais des tas de grimaces, ce qui fait hurler de rire ma collègue de bureau. A mon avis, elle est loin de s’imaginer que je suis en train d’écrire ceci sur un journal en ligne…