15 grammes

Solitude - Pollution - Pensées

Mercredi 30 Janvier 2008 à 12h05

Au beau milieu d’une journée de travail pleine de stress, je prends quelques minutes pour faire une pause et faire un petit écrit. Ca me fait du bien… J’ai mon lecteur MP3 en route, le son est au maximum, j’ai transféré le téléphone vers le poste d’une collègue et Serj Tankian me hurle dans les oreilles. Je suis dans ma bulle.

Mon humeur du jour ? Je suis toute calme, malgré le stress. Bizarre. D’habitude en période de stress au bureau je suis « 100 000 volts » mais aujourd’hui je suis d’un calme olympien même si je me sens bouillir à l’intérieur.

Hier soir je me suis sentie vraiment bizarre. Quand mon chéri travaille d’après-midi j’ai l’impression d’habiter seule. Je retrouve quelques habitudes de quand j’avais mon appartement rien qu’à moi. Pas besoin de faire à manger. La télé reste éteinte. Je ferme la porte à clé. Je mets de la musique très fort (hier : Hubert Félix Thiéfaine) et je surfe un peu sur le net, je discute avec des amis sur msn… Rien de particulier en soi mais je me suis sentie bizarre. Je suis mariée, en âge d’avoir un enfant, et j’ai la même vie que lorsque je vivais seule. Je n’organise mes soirées en fonction de personne et je dois dire que je ne trouve pas cela très agréable. Le nouvel emploi de mon chéri me perturbe un peu. Avant, nous étions ensemble tous les soirs.

Et puis ce qui me déplaît dans cette solitude, c’est que systématiquement je repense à Luigi. Hier soir je me suis même fait une réflexion débile. Je me suis dit que si notre histoire avait continué, j’aurais beaucoup plus de facilité à le voir maintenant. Quelle conne je suis de penser encore des choses pareilles… Je m’en veux.

- Petite parenthèse : Un collègue vient d’arriver dans mon bureau et m’a dit « Toi, tu es en train d’écouter One de Metallica »… Je pense que je devrais baisser le son -

Donc voilà, j’ai un peu de temps pour penser à Luigi et ça me déplaît. Cette histoire m'a plu. Celui qu’il était avec moi m’a plu. Cette confiance en moi m’a plu. Les échanges m’ont plu. Sa bouche, ses mains, son corps, son odeur, son intelligence, son esprit m’ont plu. Mais la chute m’a fait tellement mal, je ne m’en suis pas encore remise complètement. Parfois quand j’y repense je pleurs encore. Alors je voudrais arrêter de penser à tout ça et me polluer l’esprit avec des souvenirs.

Mon journal me fait du bien, quand j’écris sur Luigi après je me sens soulagée.