Ma journée est une succession de faits à la limite du gag, étranges et burlesques. Je cherche les caméras partout mais ne les trouve pas.
Déjà mon réveil en retard... J'étais sur la route, dans les bouchons. Je tourne la tête vers la gauche et je vois un bel homme dans une grosse Audi... Là, je me tiens « Pas mal » et l'homme en question a dû lire dans mes pensées car il a tourné la tête et m'a fait un clin d'oeil. Moi, gênée, j'ai tourné la tête et n'ai plus osé le regarder jusqu'à ce que je me décide à jeter un dernier coup d'oeil. Et là, c'est le drame ! Un doigt dans son nez, certainement jusqu'au cerveau, et hop : dans la bouche ! Erk, erk, erk. Beau, mais sale.
J'arrive au parking souterrain et je me retrouve juste devant une femme très classe qui sort de sa Clio flambant neuve, avec de jolies bottes, des jambes longues comme des skis de fond... et la jupe coincée dans son collant ! Sous ses allures de top modèle, la belle avait une culotte de grand-mère, limite gaine. Je me suis arrêtée pour lui dire, afin qu'elle n'ai pas l'air ridicule. La pauvre, gênée, m'a remerciée 1000 fois.
Dans l'ascenseur, je croise une femme qui n'a su ni me dire bonjour, ni au revoir, et qui je crois a lâché un pet à l'ouverture des portes. Moi qui devais descendre un étage plus haut, j'ai eu très peur de croiser un collègue qui aurait pu penser que cette odeur venait de moi ! Ouf, sauvée, personne à l'horizon. Je me dépêche d'entrer au bureau. Je prends mon journal, dis bonjours à la réceptionniste, et un collègue arrive juste après moi en disant « Ca pue dans l'ascenseur ! ». Je crois qu'à la minute où j'écris la réceptionniste pense encore que c'est moi la responsable de cette odeur. Super...
Je pense ensuite à Luigi et décide de faire un écrit sur ma colère concernant ses « non réponses » à mes messages. Je clique sur « enregistrer » lorsqu'il me répond. Gloups... Transmission de pensées ? A t-il reçu toutes les ondes que j'envoyais vers lui ? Pas de bol... mais je n'effacerai pas mon écrit pour autant.
Lorsque j'étais ensuite à fond dans mon dossier à terminer pour jeudi, l'alarme incendie retentit au bureau. Encore une fois ! Allez hop, on évacue, on attend dehors, on a froid aux pieds, on part manger. Une heure de perdue. Quelqu'un a t-il décidé que je ne devais pas passer une journée normale ?
Au restaurant, les toilettes pour femmes sont hors service. Je suis la flèche et atterrit chez les hommes. Petit besoin... je sors et tombe sur un homme en train d'uriner. Un pénis ! Il ne manquait plus que ça !! L'homme qui était là à côté de moi n'a pas remarqué que j'avais vu son sexe mais il m'a parlé, comme si rien n'était « ah... c'est hors service en face ? ». Moi : « voui... » et je me suis sauvée ! J'aurais bien voulu raconter cet épisode à mes collègues une fois revenue à table mais j'ai eu peur de choquer la vieille-fille-limite-bonne-soeur en face de moi.
Au retour, j'ai eu droit à la petite intérimaire qui me raconte la couleur et la consistance de son vomi pour me justifier qu'elle rentrait chez elle. C'est bon, rentre, arrête de me parler de ça après mon repas !
Je suis bien obligée de penser que cette journée est un gag. On me fait une blague, c'est évident ! Une crotte de nez, une culotte, un pet, des pompiers, un penis, du vomi. Stop !!!
Et là, après une heure à peu près « normale » à avancer sur ce fichu dossier, mon lecteur MP3 se met sur « repeat » sans que je ne lui demande et me passe « Wonderwall » en boucle ! J'ai pourtant dit à la terre entière que je ne voulais plus entendre cette chanson (qui me fait trop penser à Luigi) !
Vivement ce soir...