Hier soir, j’ai discuté avec S. Au départ, j’ai évité « le » sujet. Et puis il est venu lui-même à parler de la nuit qu’il avait passée. Il ne s’endort qu’au petit matin. Je l’ai écouté, on en a un peu parlé et ensuite je l’ai laissé pour qu’il puisse aller draguer des petites femmes seules sur internet. Il me fait rire, il découvre les « joies » du célibat.
Ensuite c’est N. qui m’a interpellée sur msn pour que je l’aide à faire son inscription sur un site de rencontre. Je lui ai envoyé de jolies photos de lui, lui ai trouvé un pseudo qui lui va bien, ai même rédigé l’annonce. (Petite anecdote, le pseudo que je lui ai trouvé est un fabuleux clin d'oeil à Luigi, mais suis la seule à le savoir, évidemment). Quel grand moment… je riais toute seule derrière mon écran et je pense qu’il en faisait de même chez lui. Ca me fait chaud au cœur qu’il continue à me demander conseil et à faire appel à moi pour des choses qui lui sont chères. Il est mon plus vieil ami, je veux dire mon ami de plus longue date. Avec N. et S. j’ai vécu mon enfance, mon adolescence, et mes premiers pas dans ma vie d’adulte. En ce moment, je me rends compte que la distance n’a jamais rien changé pour nous.
En ce qui concerne N., je savais déjà que c’était fort entre nous, je l’ai toujours su. Le jour de mon mariage il était là, près de moi, il m’a serrée très fort dans ses bras à plusieurs reprises, j’ai eu des émotions terribles. S. a toujours été plus pudique en ce qui concerne ses sentiments, mais en ce moment il se lâche. J’ai droit à une profusion de mots gentils. Je ne pense pas qu’il oserait me les dire si j’étais en face de lui. Ca fait du bien l’amitié, la vraie.
S., N. et Bertrand habitent tout près les uns des autres, tous à 500 km de moi. Je suis de plus en plus impatiente d’aller passer un week-end avec eux et avoir l’occasion de les voir tous les trois.
Ce matin j’étais, comme tous les jours depuis quelques semaines, en retard ! Mais ça ne m’a pas empêchée d’être aimable et laisser passer une voiture devant moi dans les bouchons. Je pars toujours du principe qu’on n’est pas à une minute près quand on a déjà une demie heure de retard. Il se trouve que j’ai bien fait, en guise de remerciement j’ai eu droit à 4 mains en l’air, chacune par une fenêtre de la petite voiture grise. Je n’ai pas pu m’empêcher d’éclater de rire, pour le plus grand bonheur des 4 hommes qui étaient dans cette voiture. Ca met de bonne humeur dès le matin alors que je pense que je n’étais même pas encore réveillée 22 secondes avant...
Une fois au bureau, j’ai continué à sourire. J’avais envoyé un e-mail à Luigi pour lui demander de me faire un signe quand il aurait deux minutes de libre. Il m’a répondu « Signe ». Luigiiii…. pfff, Luigi ! Je pense beaucoup à lui aujourd’hui, mais ça ne me fait pas de mal. Ca va. Bien.