15 grammes

Web cam

Jeudi 6 Mars 2008 à 14h40

Encore ces fichus souvenirs qui ressurgissent ! Hier soir, je montrais à Emma que je sais bouger mon nez comme Ma Sorcière Bien Aimée (moins bien quand même…) sur msn… J’ai donc mis ma web cam en marche. Ca faisait bien longtemps que celle-ci était débranchée… Et ça m’a rappelé un souvenir… Luigi. Encore Luigi. Toujours Luigi !

L’année dernière à la même époque, alors que notre attachement était intense au point de ne plus pouvoir se concentrer sur autre chose que le « nous » que nous avions créé, il nous arrivait parfois le soir de nous parler sur msn. Pourtant, nous étions chacun chez soi, il avait sa chérie et la petite près de lui, et moi mon mari. Nous mettions la web cam en route, juste pour nous voir, une dernière fois avant de se coucher. Je contemplais son visage, ses yeux brillants, son sourire. J’étais déconnectée de la « vraie vie ». Nous nous disions des « je t’aime » et s’écrivions des « tu me manques », …

Et donc, hier soir, j’ai repensé à ces moments. Pourtant, ce n’était pas lui en face, mais sa sœur. Un frisson a parcouru mon dos et j’ai éteint la web cam. J’ai imaginé qu’en cliquant sur « fermer » les pensées pour Luigi partiraient aussi. Non. Je me suis souvenu avec plaisir du petit sourire en coin qu’il faisait devant l’écran, de son regard inquiet de savoir si sa chérie pouvait le voir, de la façon dont il posait ses coudes sur son bureau et fumait une cigarette en me regardant. Que c’était bon !

J’avoue avoir eu vraiment chaud au cœur en me souvenant de tout ceci. J’avoue avoir pris plaisir à me souvenir de ces courts instants. J’avoue que je n’avais pas envie de le sortir de mon esprit. J’avoue en avoir rêvé cette nuit.

Malgré ceci, je vais bien ! Il y a quelques mois, et encore quelques semaines, j’aurais eu beaucoup de mal. Maintenant, je commence à relativiser un peu… du moins j’essaye ! Je n’ai pas pleuré, je n’ai pas eu mal au ventre. C’est comme si maintenant j’acceptais un peu mieux.

La passion s’en est allée. L’Amour est resté. Les souvenirs sont gravés. L’incompréhension persiste. L’acceptation arrive.