15 grammes

L’un dit « matin », l’autre dit quoi ?

Lundi 17 Mars 2008 à 11h31

Lundi matin, 9h00, réunion. Les réunions devraient être interdites le lundi… et de surcroît à une heure pareille. Je viens d’en sortir, encore embuée.

Mon week-end a été tranquille. Mon amour a dû travailler samedi et dimanche, ce qui fait que j’ai dû m’occuper comme je pouvais, sans lui. Samedi soir, nous sommes restés tous les deux à la maison devant un bon film. Ca m’a fait du bien. Dimanche midi, restaurant avec une amie. Dimanche après-midi visite à mon ami No qui était très content de me voir arriver… ça m’a fait plaisir !

Samedi, j’ai passé presque deux heures à discuter avec S. sur msn. Je lui ai parlé de Luigi, sans lui parler de lui directement (même si il ne le connaît pas, je ne voudrais pas qu’il sache que c’est de lui qu’il s’agit si un jour il le rencontre). Je lui ai expliqué que j’avais le cœur partagé. Il a vécu la même histoire il y a quelques temps. Il a bien compris dans quelle situation je suis et m’a encouragée à moins culpabiliser. Il m’a dit « mais tout le monde vit ce genre de chose un jour où l’autre, arrêtes de te remettre en question ! ». Entendre ce genre de phrase de sa part m’a étonnée, mais j’avoue qu’il m’a aidée à y voir un peu plus clair. Il m’a dit que notre tête ne décide pas toujours, parfois c’est le cœur qui prend le dessus, c’est clair qu’il a raison ! La preuve…

En ce qui le concerne, il n’a jamais oublié la fille avec qui il avait eu le même genre de relation. Un attirance, mais pas de sexe. Une complicité, une compréhension, une fusion. Quand il m’a décrit cette histoire, je me suis reconnue dans chacune des phrases. Il est aussi passé par la phase de remise en question, de culpabilité, de manque, de douleur. Et puis, quand sa femme l’a quitté, il a beaucoup pensé à cette autre fille… mais elle est loin de lui maintenant et il est plus facile pour lui de se faire une raison.

Il m’a demandé de définir clairement ce que je voulais. J’ai dit « rester avec mon chéri, lui faire un bébé, vieillir avec lui ». Alors, qu’il en soit ainsi.

J’ai essayé de me mettre en tête que Luigi se fiche royalement de moi maintenant, qu’il a fait une croix sur cette histoire et que ma présence n’engendre chez lui aucune réaction. Ca m’aide à me détacher de lui. Evidemment, ça ne fait pas de bien de penser cela. Je me suis même auto-persuadée qu’il me trouve repoussante et qu’il se demande comment il a pu éprouver quelque chose pour moi. Penser ceci me donne des nausées… mais c’est tout ce que j’ai trouvé pour avancer. Je verra bien si ça marche…

Je serai l’amie de Luigi, rien d’autre. Ma route est tracée. La sienne aussi. Et même si mon cœur se serrera toujours quand je le verrai ou l’entendrai, je ne dois plus jamais espérer quoi que ce soit. (Je ne sais pas si je crois en tout ce que je viens d’écrire…).