Je ne vais pas bien. Il paraît même que je le porte sur moi. Ce matin mon collègue de bureau m’a dit que j’avais vraiment l’air mal. « Non je vais bien, ça doit être la fatigue » ai-je répondu. Menteuse. Oui, j’ai mal. Oui, j’ai vraiment mal. Mais ça ne regarde personne.
Je n’ai pas dormi de la nuit et ai tout remis en question, une fois de plus. Je n’arrive plus à m’accepter, à me regarder dans un miroir, à câliner mon mari. Je ne m’intéresse plus à rien. Je prends du retard dans tout ce que je suis censée faire au quotidien. Je n’arrive plus à sortir Luigi de mes pensées, je passe mon temps à culpabiliser.
Ce n’est plus possible, ça ne peut plus durer. Tout doit cesser, et vite. Je ne peux pas empêcher mon cœur d’aimer Luigi mais en tout cas je vais faire en sorte que mon esprit ne focalise plus sur lui. J’y mettrai toute mon énergie si il le faut, mais je dois absolument me sortir ce mec de la tête !! J’ai atteint les limites du ridicule et je l’ai peut-être même un peu trop idéalisé. Je suis en colère contre moi-même.
Je pleurs sans arrêt, dès que personne ne me regarde. Les larmes me montent dès que je me rends compte que ça fait 1 an que tout cela est terminé. Je devrais aller mieux depuis bien longtemps ! Je pleurs à chaudes larmes car il me manque, car je n’arrive pas à ne plus l’aimer, car je m’en veux, car cette histoire m’a changée et je ne me reconnais plus.
Où est passée la petite 15gr souriante et joyeuse ? Quiconque me connaît un minimum est en mesure de remarquer que je ne suis plus moi-même. Et au delà du regard des gens, il y a mon propre opinion qui a changé, c’est inadmissible. J’ai toujours eu du mal à m’aimer, là c’est encore pire. Je me rends bien compte aujourd’hui que cette histoire était une grosse erreur, au delà de tout ce qu’elle m’a apporté.
Le bonheur fut bref, la douleur est forte et ne diminue pas depuis bientôt un an. J’en ai marre ! J’ai envie de tout plaquer, de refaire ma vie ailleurs, loin, de tout quitter. J’ai peur de craquer. Si ça continue, je vais le faire, voilà pourquoi je dois changer très vite.
J’ai fauté et je paye. Tous les jours, je paye. Quand je me regarde dans un miroir j’ai l’impression d’avoir pris 10 ans en quelques mois. Il n’y a que lui pour m’aider, j’en reste intimement convaincue. Il devrait le faire. Mais puisqu’il ne veut pas, alors je vais redoubler d’efforts et agir. Maintenant, il faut agir, j’ai trop mal, depuis trop longtemps.