15 grammes

Je deteste le 1er avril !

Mercredi 2 Avril 2008 à 10h14

Ma journée d'hier a été un enfer... mais j'ai survécu ! Il m'a été difficile de ne pas me mettre en colère en recevant un e-mail d'une amie de longue date. Elle m'a demandé si je me souvenais que c'était un 1er avril que David est décédé. Non mais je rêve ! Comment oublier cette date ? De toute façon, je pense à lui toute l'année...

Ensuite, mon chéri m'annonce qu'il est licencié. Nous nous y attendions. La société va mal et il y a des licenciements en masse. Encore un souci... il va falloir retrouver quelque chose rapidement. Bon, ok, je lui fais confiance... mais je ne serai sereine que lorsqu'il aura effectivement autre chose. Il reste très calme et posé, je l'admire !

En fin de journée, j'avais rendez-vous chez mon médecin généraliste. C'est une femme extra, je l'apprécie beaucoup. Elle aimerait que je retourne consulter un psy... elle me dit que le travail n'est pas achevé. Je fais encore trop d'angoisses selon elle. Pourtant, ... j'ai l'impression de bien gérer... Mais effectivement mon corps commence à m'appeler au secours. Je vais peut-être suivre son conseil, je vais y réfléchir. J'ai encore quelques examens à faire : prise de sang, examen gynécologique. Je vais prendre les rendez-vous tant que je suis décidée à y aller, comme ça je ne pourrai plus reculer.

Pour finir ma journée, j'ai parlé avec No et S. et N. sur msn. No était soulagé de me voir sourire devant ma web cam, lui qui se souvenait bien que le 1er avril n'est pas une journée sereine pour moi. Quant à S. et N., ils sont vraiment super pour me remonter le moral. J'ai parfois envie de leur dire merci d'être là pour moi...

Au milieu de tout cela, j'ai quand même eu beaucoup de pensées pour Luigi. Je lui ai téléphoné en début d'après-midi pour lui annoncer la perte d'emploi de mon chéri. A vrai dire, il n'a pas été d'un grand réconfort. Il ne mesure peut-être pas combien ça peut me toucher. Ca m'a quand même fait un petit peu chaud au coeur de l'entendre, malgré les distances qu'il continue à imposer entre nous.