15 grammes

A fond !

Jeudi 3 Avril 2008 à 11h26

Tout est à fond chez moi aujourd’hui !

Le stress, à fond. J’ai un travail stressant. Et en ce moment, je suis vraiment prise par le temps. Il faudrait que je sois au bureau pendant 15 heures par jour pour m’en sortir. Mais j’ai une vie… Révolu le temps où je m’investissais pour mon employeur pendant des nuits entières ! Tout ça parce que ces gentils messieurs étaient désorganisés ou avaient décidé que j’étais capable de travailler comme 2, voir 3. Je me rends compte que je dois avoir terminé un de ces fichus ramassis de papier pour demain soir… Eh oui, nous sommes jeudi ! Flûte, je me suis réveillée comme un mercredi… Donc, J-2 et le stress et monté, monté, monté, depuis ce matin. 11h05 : J-1,5… Stress à fond !

L’inquiétude est à fond. Pour l’emploi de mon chéri. Il me répète sans cesse de ne pas m’inquiéter. Loupé, je suis à fond ! Il a l’air de bien encaisser le coup mais hier soir il était tout de même contrariant. Je l’ai laissé tranquille, il valait mieux je crois. Je le soutiens tant que je peux et je prends sur moi quand il râle un peu. C’est si rare venant de lui, je peux bien prendre sur moi.

Ma patience est à fond. Une amie - la fille la plus indécise que je connaisse - me dit blanc, puis noir, puis à nouveau blanc depuis 2 jours. Impossible de prévoir quoi que ce soit de concret avec elle. Elle réclame mon attention sans cesse mais n'accepte pas que je lui donne mon opinion si je ne vais pas dans son sens. Je suis patiente...

La douleur est à fond. J’ai mal l’estomac, c’est de pire en pire. Plus je stresse, plus j’ai mal. Pourtant, pas d’ulcère en vue, pas d’anomalie. « Il faudrait être un peu plus zen ma petite dame »… Oui docteur… vous avez des pilules de Zen ?

Le manque, à fond ! Manque de Luigi, de ses baisers ! J’en ai rêvé cette nuit, encore. Etrange situation : j’essaye à tout prix de ne plus me laisser submerger par des pensées pour lui et j’y arrive assez bien par moments. Par contre, quand j’y pense, quand mon esprit s’évade une petite minute, alors ça me fait comme des montées d’adrénaline. Des pics de manque, des montées d’envie, des élans d’affection. Je me souviens encore parfaitement du goût de ses baisers, de sa façon de m’embrasser, de la chaleur de sa peau, c’est gravé en moi, je ne pourrai jamais m’en défaire. A fond…

La faim, à fond ! Je n’ai pas mangé hier soir : pas envie, pas faim, trop occupée, j’ai fini par oublier de manger. Ce matin, j’étais trop en retard pour passer par la case « cuisine ».

Et puis… mon lecteur MP3 est à fond ! Alors, j’ai dû monter la sonnerie de mon téléphone… à fond !