J’étais pourtant dans les temps ce matin… mais sur la route vers mon bureau j’ai vu une péniche, puis une deuxième. Comme chaque fois, je me suis arrêtée pour les regarder passer. J’ai perdu presque 15 minutes à regarder les remouds que fait l’eau après le passage de mes adorées.
Globalement, je me sens assez bien en ce moment. Un petit rhume, trop de travail, des tas de choses en retard, mais ça va. Je pense beaucoup à Luigi qui n’est toujours pas au top de sa forme. Je me demande quelle est la vraie raison de son mal. Parfois, je me dis qu’il doit savoir pourquoi il angoisse, mais qu’il ne veut pas en parler. Parfois, je le plains de ne pas savoir d’où ça vient.
Luigi me trouble, Luigi hante mes pensées, mais je gère de mieux en mieux. Je pense avoir vraiment franchi une étape. Une étape d’acceptation. Ce matin en regardant les péniches, je pensais à cette scène d’il y a deux semaines où je me suis retrouvée à ses côtés en voiture alors que ça n’était pas arrivé depuis de longs mois. Je me suis auto-félicitée de ne pas avoir abordé le sujet, d’avoir tout simplement respecté son choix de tourner la page.
Mais quand même, je m’étonne à avoir encore des sentiments pour lui, si longtemps après…