Novembre 2008
- 3 Novembre 2008 à 9h38
- J’ai senti le parfum de Luigi en lui faisant la bise samedi soir. Cela m’a procuré un sentiment vraiment bizarre…
Ce matin, j’ai opté pour mon « ancien » parfum… celui que je portais l’année dernière… Ca m’a rappelé tout autant de souvenir dont je me serais volontiers passée. (...)
- 4 Novembre 2008 à 11h22
- ... voilà ce qu'il me manque !
Je ne prends pas assez le temps de faire certaines choses. Je lis les e-mails d'amis et/ou correspondants et ne prends pas le temps de leur répondre. Je ne suis pas allée voir ma grand-mère dimanche. Mon amour et moi ne prenons plus le temps de nous promener le soir. Je n'ai pas téléphoné à mon amie M-P depuis trop longtemps. Je n'ai toujours pas terminé le dernier roman que j'ai commencé à lire.
Et pourtant, je trouve du temps pour faire 1000 choses par jour au bureau. J'arrive à avoir le temps de me polluer l'esprit avec des pensées pas très cool. Je (...)
- 5 Novembre 2008 à 11h13
- J'ai reçu ce matin un e-mail de Cec. Elle est mon Amie depuis de nombreuses années et je l'aime très fort. Elle s'est rendue compte que la vie est courte et que bien souvent on ne prend pas le temps de dire aux gens qu'on les aime. Alors, elle m'a écrit des tas de gentilles choses.
Ce geste m'a fait du bien. Un bien fou même ! C'est tellement bon de se sentir aimée... J'ai eu les larmes aux yeux, pour finalement les laisser couler en lui répondant.
Elle connaît mon histoire avec Luigi. Je lui avais même présenté. Un samedi, nous avions débarqué chez elle en moto. Je me souviendrai (...)
- 7 Novembre 2008 à 9h06
- Depuis peu, j’arrive à penser à Luigi sans être en colère, sans regrets, sans violence. J’ai pourtant souvent eu une rage en moi qui m’empêchait d’avancer. Mais aujourd’hui, je savoure les quelques souvenirs qui reviennent à moi. Je ne suis plus amère.
Cette histoire me semble être une expérience hors normes. Un cadeau. Une occasion de me connaître. J’ai beaucoup appris sur moi… et sur la vie, l’infidélité, l’amour, la passion, les regrets, les remords, le risque, la culpabilité. Je ne suis pas sortie indemne de cette histoire, mais (...)
- 7 Novembre 2008 à 19h54
- ... la mélancolie est à nouveau venue me gagner !
Cet après-midi, au bureau, j'ai fouillé dans mes archives e-mail pour retrouver une photo. En voyant le nom de Luigi s'afficher dans mes e-mails mon coeur s'est serré.
Je me suis replongée l'espace d'un instant dans certains souvenirs. Des échanges passionnels. Des confidences. Des révélations. Des inquiétudes. Des sentiments.
Oui, c'est un bon souvenir. Oui, ça me fait encore quelque chose. Oui, c'était sincère. Non, je n'oublierai jamais.
Mais oui, je vais quand même mieux. (...)
- 10 Novembre 2008 à 8h39
- Il y a des jours comme ça. Je n'ai pas envie de sourire. Il y a un certain nombre de choses qui me font CHIER. Il n'y a pas d'autre mot.
Rien de grave. Non. Rien d'assez grave pour râler. Mais je ne souris pas, c'est tout. Il y a des gens sur cette terre qui pensent tout connaître. Ces gens là ont tout vu, tout vécu. Ils ont un avis sur tout, et évidemment toujours meilleur que celui des autres. Ils ont des opinions déplacées, hors contexte.
Je trouve ces personnes d'une superficialité hors normes, à toujours vouloir étaler leurs bonnes paroles partout... même là où on ne leur demande (...)
- 11 Novembre 2008 à 10h01
- Hier soir, j’ai téléphoné à Luigi pour prendre de ses nouvelles. Il avait l’air d’aller plutôt bien, contrairement à ce que l’on m’a dit de lui… Il est vrai que derrière un téléphone on peut cacher beaucoup de choses, mais moi j’ai senti dans le son de sa voix que son humeur était plutôt pas mal.
Nous avons un peu papoté et en raccrochant je me suis sentie soulagée. Il y a encore quelques mois, j’étais très perturbée à chaque fois que je lui parlais. Je n’avais qu’une envie, c’était aborder le sujet du « nous ». (...)
- 12 Novembre 2008 à 11h36
- Il est 11h30 et j’ai déjà fait face à plusieurs petits combats.
Me réveiller seule dans mon lit car mon chéri était déjà parti. Ces jours là, déteste me rendre compte que la première personne à qui j’adresse la parole est un collègue.
Me regarder dans le miroir, me trouver moche, mais sortir quand même de chez moi. C’est une lutte, car si je ne me forçais pas, je me recoucherais sous ma couette pour me cacher.
Lutter contre l’appel du pèse personne. Me peser quand même. Me rendre compte que je n’ai pas perdu un gramme. Ne pas pleurer.
Essayer d’oublier (...)
- 12 Novembre 2008 à 15h37
- J’ai les nerfs à fleur de peau. Ma sensibilité est à son maximum. Chaque petit geste, chaque petite odeur, tout est amplifié et monte à mon cerveau à une vitesse hallucinante. Le goût de mon dessert à midi m’a fait l’effet d’une explosion de saveurs. L’odeur de mon collègue venu me saluer m’a rendue ivre. Le fait d’avoir revu une collègue chère à mon cœur m’a soulagée, je n’ai pas compris pourquoi. La voix de mon chéri dans le téléphone m’a réchauffée… un frisson m’a d’abord parcouru le dos puis une chaleur est (...)
- 13 Novembre 2008 à 19h36
- Une pensée vient de me traverser l'esprit... As-tu continué à lire mon journal ? Depuis un an, je continue à écrire sans aucune retenue, comme si tu n'étais pas là.
Si quelqu'un tenait un journal qui parle de moi, comment pourrais-je me retenir de le lire ? Je sais, chaque personne est différente... Je sais, tu m'as dit que tu ne le lirai plus...
Mais... es-tu là... dans l'ombre ? Si oui, fais moi un signe s'il te plaît Luigi. Rien qu'un signe. Laisse moi deviner que tu viens encore me lire, ça me ferait du bien que tu saches que je pense encore à toi.
(Me voilà réduite (...)
- 15 Novembre 2008 à 14h12
- La soirée d'hier n'a pas été des plus agréables. Le premier couple d'amis arrive... tout allait bien. Mon amour rentre du travail. Tout allait toujours bien. Et puis Luigi et sa femme sont arrivés. J'ai tout de suite vu que quelque chose n'allait pas. Elle me l'a confirmé : "Il m'énerve !".
Ca a jeté un froid. Je me suis sentie mal. J'ai pourtant essayé de garder le sourire. Difficile.
Luigi avait l'air d'aller si mal... Mais pourquoi ne veut t'il pas de l'aide de ceux qui le connaissent bien ? Ca m'énerve de le voir comme ça, j'ai mal avec lui !
Comme si ça ne (...)
- 17 Novembre 2008 à 10h14
- Je suppose que si tu sentais si bon vendredi soir ce n’était pas pour moi. Ni pour me souvenir le temps révolu où je me blottissais contre ton cou pour garder cette odeur au plus près de moi.
Mais c'est une torture tu sais...
Je suppose que les deux ou trois fois où nos jambes ne sont touchées sous la table ont été un pur hasard. Mais que faisaient tes jambes si près des miennes ?
Je suppose que tu n’as pas remarqué que je regardais tes lèvres quand tu me parlais. J'ai pourtant cru que oui...
Je suppose que si tu buvais dans mon verre c’était juste pour me (...)
- 21 Novembre 2008 à 22h13
- Il faudra, à l'avenir, que je sois un peu plus concentrée sur ce que je fais.
Cet après-midi, je compose machinalement le numéro de téléphone de mon chéri...
Qui décroche ? Luigi ! Eh merde !! Sans le faire exprès, j'ai composé son numéro de poste fixe au bureau.
Il doit être persuadé que j'ai fait exprès. Et pourtant non !! Pas de bol... (...)
- 23 Novembre 2008 à 9h53
- Arrêter de me poser des questions.
Arrêter de penser à n'importe quoi, n'importe quand.
Arrêter d'être obsédée par le passé.
Arrêter d'avoir peur de l'avenir.
Arrêter de souffrir en silence.
Démissionner définitivement de cette histoire... (...)
- 25 Novembre 2008 à 20h10
- J'ai sympatisé avec ma voisine de salle d'attente chez mon médecin. Elle était en train de lire "Je l'aimais" d'Anna Gavalda. J'ai adoré ce livre... nous avons partagé quelques mots sur cet auteur. Ca m'a permis d'oublier un peu la douleur. Encore et toujours ces migraines...
Une fois dans le cabinet, mon médecin me demande si je vais mieux. Pourquoi "mieux" ? ... J'ai vite compris le sens de sa question lorsqu'elle m'a demandé si j'avais "besoin d'une ordonnance de Lexomil"...
Avec beaucoup de fierté, j'ai répondu "Non, c'est terminé tout ça !". Je ne veux plus de tout ça. (...)
- 26 Novembre 2008 à 14h57
- ... vraiment !
Je sature. Encore une goutte d'eau et le vase sera plein.
Humeur du jour : agacée !
Quand les gens me laisseront travailler, vivre, évoluer, penser en paix, alors je serai enfin soulagée.
Voilà. (...)
- 26 Novembre 2008 à 16h00
- Je voudrais arrêter là me faire une raison
Me dire enfin voilà c'est fini
Ce pont entre nous deux
C'était beau et joyeux
J'avais tant de désir
Mais pour deux
Bien sur j'ai peur du vide
D'être seule
Dans les moments rudes
Sans personne
Qui m'aime
Je t'aime encore parfois
Mais j'ai plus l'coeur à ça
Je veux pas couper les ponts
Juste m'en éloigner
Faut bien que les gens puissent traverser
Et comme ça on pourrait encore
Si tu veux bien
Se croiser
J'voudrais retrouver les mots
Qui t'filaient des frissons dans l'dos
Un peu de volupté serait pas de trop
Et comme ça on pourrait faire comme si (...)
- 28 Novembre 2008 à 8h32
- Hier, un collègue (qui pourrait être mon père) m’a dit que mes yeux le troublaient. Qu’ils sont les yeux les plus beaux qu’il a eu l’occasion de voir dans sa vie.
Ouah !
Ce matin, dans l’ascenseur qui me mène à mon bureau, un inconnu m’a dit « Vous avez des yeux à faire fondre les hommes ». J’ai rougi je pense. Puis je l’ai remercié, ne savant pas quoi dire d’autre et attendant avec impatience d’arriver à destination…
Il y a environ un mois, une caissière m’avait dit la même chose. Je suis flattée. (...)
